Cette année la sortie British Saturday nous promettait une surprise de taille : la visite d'un ancien site industriel. Est-ce cela qui a motivé les participants à venir ? Nous étions le double par rapport à l'an passé.
L'idée lancée l'an dernier : "cette manifestation pourrait bien se passer en haute Normandie en suivant les berges de la Seine… " a bien été mise en application.
Tout le monde a été ponctuel, ainsi nous avons pu décoller de Pontchartrain à l'heure prévue. Partis à 15 motos à majorité britanniques et une voiture anglaise (MG), nous nous sommes rendus par Neauplhe le Vieux, Thoiry et Septeuil à Longnes où nous avons récupéré Yvon et Jocelyne. Un petit arrêt à Bréval au "le Liverpol" (recherche de l'esprit British de la sortie !) nous accueillait pour un petit café. Poursuivant notre route par St Illiers la ville, Mesnil Guyon nous sommes arrivés à l'heure prévue au site industriel de Bonnières sur Seine où nous rejoignaient Roland et Roger.
Voici son histoire :
Au XIXe siècle, Bonnières connue un essor industriel avec la raffinerie de pétrole de Jules Micheaux dont Zola s’inspira dans son roman « l’œuvre » et avec l’usine métallurgique Saint-Éloi de l’industriel belge Louis Piret. Une grande partie du patrimoine industriel de Bonnières est représentée par l’usine Singer largement implantée sur la commune. En octobre 1934, la compagnie du même nom rachète l’usine de la société Leroy. Après d’importantes transformations ce ne sont pas moins de 1600 personnes qui fabriqueront des machines à coudre ainsi que des moteurs jusqu’en 1986. Caractérisées par ses murs de briques rouges, les bâtiments Singer seront, longtemps durant, étroitement assimilés et associés à la ville de Bonnières.
Dans un recoin de cette ancienne manufacture, se trouve une des rares machines à vapeur "Farcot", construite au début du siècle qui a produit l’électricité (en courant continu) de tout le site Singer. Quand EDF de Porcheville a fourni l'électricité '(en courant alternatif) l'usine avait ses propres machines pour la transformer en continu. Témoin aujourd’hui silencieux et invisible de la richesse du passé industriel de la ville, elle repose depuis 1968 sous un grand hall, et quelques bénévoles de l’association de Giverny "les vieux moteurs", attachés à son histoire la remettent en route à l’occasion des journées du patrimoine pour le plus grand plaisir de tous.
Une visite passionnante qui nous rappelle un siècle passé, celui de l'ère industriel qu'ont connu nos ancêtres : une révolution à l'époque. Heureusement cette équipe de bénévole s'est battue pour conserver et remettre en valeur ce patrimoine (un traavil d'une année de restauration et de remise en route). Un résultat remarquable accompli par des bénévoles passionnés.
Sur la route qui nous menait vers La Chaussée d'Ivry un petit arrêt "culturel" s'imposait : voir la pyramide commémorative de la bataille d'Yvry. C'est dorénavant un obélisque après avoir connu bien des péripéties (voir document joint).
Yvon et Jocelyne nous ont accueillis chaleureusement chez eux à la Chaussée d'Ivry pour le pique-nique. Un grand merci pour leur hospitalité où la bonne humeur et la convivialité ont régné.
En fin d'après-midi il a, malheureusement, fallu penser au retour. Une journée trop vite passée, mais un souvenir de cette visite inoubliable.
Quelques 160 kilomètres parcourus sans problème. Juste une petite panne en arrivant à Pontchartrain : l'embrayage d'Alain ne fonctionnait plus. Vu ses connaissances techniques et son habité en mécanique, il a pu se dépanner sans souci et avec le sourire !
Encore des félicitations à Michel et Claire pour la maitrise de l'horaire à la minute près (!) et un grand merci pour l'organisation de cette journée qui s'est passée dans la bonne humeur et la bonne camaraderie.
Gérard
